Notre société possède un certain nombre de textes anciens que ne fait pas assez connaître le catalogue publié dans le Bulletin de 1885. Nous éditons ici, sous les nos 1 à 18 inclus, ceux qui sont antérieurs à 1450 ; seule une copie collationnée, en date de 1630, des lettres patentes de mars 1294, confirmant et étendant les droits concédés par celles de septembre 1262 à Etienne de Bienfaite (1), a été laissée de côté.
H.804. Parchemin scellé sur double queue, sceau manquant. Guillaume de la Roche concède aux chanoines de Sainte-Marie de Silly (Orne, arr. Argentan, cant. Exmes, com. De Silly-en-Gouffern) tous ses droits sur le moulin du Mesnil-Gonfrey -Gonfrey (Orne, arr. Argentan, cant. Exmes, commune de Survie )
Notum sit omnibus tam presentibus quam futuris quod ego Willelmus de Rocha, dedi et concessi et hac presenti carta mea confirmavi pro salute anime mee et antecessorum meorum Deo et ecclesie sancte Marie de Silleio et canonicis ibidem Deo servientibus in puram et liberam et perpetuam et omnino quietam elemosinam omne hoc quod habebam in molendino de Mesnilio Gunfredi in parrochia de Sancte Crucis, scilicet medietatem eiusdem molendini cum pertinenciis suis in omnibus tenendam a me et heredibus meis libere, pacifice et quiete ab omnibus serviciis et rebus ad quemcumque dominum pertinentibus et jure perpetuo possidendam, ita quod nichil inde respondeant nisi soli Deo. Ego etiam et heredes mei predictam donacionem predicte ecclesie contra omnes homines defendere debemus et garantizare. Sciendam vero est quod ad predictum molendinum proprium bladum domus mee molire potero libere et quiete absque moltura. Et super altare predicte ecclesie juravi quod ab ista donacione mea nunquam resilire temptabo ; et pro ista donacione et concesione dederunt michi abbas et canonici prefate ecclesie de bonis domus sue xxv libras turonensium. Et ut hec donacio mea perpetuam habet firmitatem presens scriptum sigilli mei munimine roboravi. Actum anno Domini millesimo cc° octavo.
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H.804. Parchemin scellé sur double queue, sceau manquant. Guillaume d’Ouville (de Neuville, ou d’Orville ?) concède aux chanoines de Sainte-Marguerite de la Roche une acre de terre à Neuville-sur-Touques.
Notum sit omnibus presentibus et futuris quod ego, Willelmus de Ouville, miles, dedi et concessi et presenti carta confirmavi pro salute anime mee et antecessorum meorum Deo et capelle sancte Margarite de Roca (1) et canonicis ibidem Deo servientibus in puram et perpetuam et omnino quietam elemosinam unam acram terrae apud Novile (2) super Toucam ad maram Bejerneut. Tenendam libere et quiete ab omnibus rebus ad me vel heredes meos pertinentibus. Et ut hoc ratum et firmum permaneat presentem cartam sigilli mei munimine roboravi. Actum anno gracie m° cc° vicesimo i°
(1) - D’après une note de Léopold Delisle à l’édition des Pouillés de Lisieux, par Auguste Le Prévost dans FORMEVILLE, Hist. Ev. -Comté de Lisieux, tome I. p.lxxv, cette chapelle était située sur le territoire de Sainte-Croix du Mesnil-Gonfrey, dont le patronage fut donné à l’abbaye de Silly en 1221 ; la chapelle est mentionnée dans la charte de donation.
(2) - auj. Neuville-sur-Touques, Orne, arr. d’Argentan, canton de Gacé.
NB. : Le nom du donateur est bien Guillaume d’Ouville, seigneur d’Ouville-la-BienTournée (Calvados, arr. Lisieux, cant. Saint-Pierre-sur-Dives) et de Neuville-sur-Touques. Cette acte est transcrit dans le cartulaire de l’abbaye de Silly-en-Gouffern, B.N., m.s.lat.11059, f°122 v°
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H.804. Parchemin scellé sur double queue, sceau manquant.
A tous ceux qui ces présentes lectres verront et orront Renaut Barbou, baillif de Roem, salut. Sachiez que par devant nos fu pésent Michiel de Sameele qui reconneut de sa bonne volenté sanz nul porforcement que il avoet vendu et otroié par la volenté et par l’assentement d’Agnès, sa fame, à Monsegnor Estienne de Bienfete, chevalier, dis lb. De rente sus tout le héritage audit Michiel an quelconque leu que ce soet en la paroisse Nostre Dame d’Orbec (1), allors en la tenue et en la segnorie eudit monsegnor Estienne (2), c’est asavoir : sus Guillaume Le Vilain et son nevou, vint souz, dous chapons ; sus Johan Lethelier, trois sous, dous chapons ; sus Fouques Davi, dfis et oit souz, deus chapons, ; sus Guillaume Lecort, dis souz, dous chapons ; sus les hoirs Avenant, cinc sous ; sus Malhere, vint sous, deus chapons ; sus Martin Damors, cinc sous ; sus Ladoiesse, quatre souz, deus chapons ; sus Rogier de Saint melaggne, [di]s enof sous ; sus Guyillaume Delamare, dis sous ; sus Pierres Levillain, deus sous, un chapon ; sus Jehan des Plaches, quatre sous ; sus les hoirs Raol Gualichier, oit sous, deus chapons ; sus Guyillaume Leselier, quatre sous ; sus Guillaume Cyrant, sis sous, trois chapons ; sus Estienne Doie, deus sous ; sus Johan Lefèvre, deus sous, un chapon ; sus sa meson d’Orbec, laquelle est assise eu bort entre la meson Danmacyeu de Livarrout, d’un costé et la meson aus hoirs Enguerren Lefevre, de l’autre costé, et sus sa granche du baille et sus sa forge de Rochemmont zet sus son manoer des manoer des Molins et sus la meson Flaonnet et sus tout son heritage en quelconques leu qu’il soet allors en la tenue et en la segnorie audit monsegnor Estienne ; laquelle rente doit estre paiée audit monsegnor estienne et a ses hoirs pae la main dudit Michiel ou de ses hoirs a deux termes, c’est assavoir a la feste Saint Jehen Bauptiste pour la moetié, cent sous, et a la saint Rome prochain ensuivant pour l’autre moetié, cent sous, et issi d’en en an a ces termùes dessusdiz ; pour soissante et dis lib. Tournois dunt ledit Michiel se tint pour bien paié par devant nos. Et obligea ledit Michiel pour luy et pour ses hoirs, se il plesoet audit monsegnor Estienne ou a ses hoirs lever et recevoer les rentes dessus ditess sus les diz hommes ou sus les tenanz les fieus pour qui les dites rentes sunt deues, que ledit Michiel ne ses hoirs n’en porroient aller encontre et li atoiroet lesdiz tenans des fieus sus chascun pour tant comme il devroet et le seurpleus sus tous, se la rente dessusdite n’estoit paiée aux termes si comme il l… […
(1) - Daté en marge par une seconde main bien postérieure ; le texte est mutilé ; le nom de Renaut Barbou a été porté par deux baillis de Rouen, Renaut Barbou l’ancien et Renaut Barbou le jeune ; il semble bien que le premier ait exercé ses fonctions de 1275 à 1285, tandis que le second fut en charge de 1294 à 1297 (hist. de la France, t.XXIV, pp.104-6) ; la dernière date à laquelle Etienne de Bienfaite soit mentionné est l’an 1312 (le P. ANSELME ; Hist. généal. des gr. Off. de la couronne, t.VIII, p.842).
(2) - Orbec, Calvados, arr. de Lisieux, chef-lieu de canton.
(3) - Sur Etienne de Bienfaite et pour tous les textes ci-après relatifs à Orbec et à Bienfaite, cf. l’étude citée de R. de NEUVILLE.
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A.6. Parchemin scellé sur simple queue ; cachet de cire rouge, fond de treillis portant un chevalier casqué, l’épée haute et couvert de l’écvu, tête à senestre ; en exergue : S. ROBERT. BERTR…. SIRE DE BRIQU[E]BE[C]. Robert Bertran, sire de Briquebec, ordonne à Robert de Pistres, vicomte d’Auge, d’approvisionner le château de Bonneville-sur-Touques.
Robert Bertran, sire de Briquebec, capitaine commis de par le roy monseigneur à la garde et gouvernement du pais de Normendie sur les frontieres de la mer depuis Honnefleu jusques en Bretaigne, à Robert de Pistres, viconte d’Auge ou a son lieu tenant, salut. Nous vous mandons et commettons que tantost et sens delay aux coux du roy notre dit seigneur vous garnissies le chastel de Bonneville sur Touque (1) et en icelui metés et envoiés les garnisons qui ensuivent, c’est assavoir : quatre vins ou soixante sestiers de pois, sis sestiers de faives, un lest de harenc et grant quantité de busche et de charbon ; et les dictes garnisons bailliez et metés en la main et garde du chastellain du dit chastel ainsi que autre fois a esté fait ; et ce faites en telle manière que par vous n’y ait deffaut. Donné à Beaumont-en-Auge (2), le viije jour de juillet, l’an mil ccc xlv.
(1) - Calvados, arr. et canton de Pont-L’Evêque.
(2) - Calvados, arr. et canton de Pont-L’Evêque.
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FF. 142. Parchemin scellé sur simple queue ; sceau manquant. Perrin Lieulier prend à rente de Jean de Bienfaite, chevalier, une maison et un immeuble situés à Orbec.
A tous ceuls qui ces lectres verront ou orront, Jehan Belin, prestre persone de Cauverville, guarde du seel pour le roy des obligacions de la viconté d’Orbec, salut. Saichent que par devant Osber Leterrier, clerc tabellion juré et establi en ladicte viconté au siege dessusdit, fut present en sa persone, si comme ledit tabellion nous a tesmongnié, Perrin Lieulier qui recognut et confessa de sa boenne volenté sans aucun pourforcement que il avoit prins a rente affin de eritage perpetuel à toujours mes de noble homme monseigneur Jehan de Bienfecte, chevalier, c’est asavoir tel droit et tele accion comme il avoit en une maison o le fons de l’éritage o l’éritage derière, assise en la parroisse Notre Dame d’Orbec jouxte Belot Vivien, d’un costé, et l’autre partie de la dicte maison qui fu Ernoul Boisevelle, d’autre, aboutant au pavement d’un bout, et au fossé, d’autre, pour quatorze s.t. ovec une gelline et un capon de annuel et perpetuel rente frans et quites venant à la main dudit chevalier, dont il y a deux souls de frans cens, a rendre et paier le tout audit chevalier, a ses hoirs ou a lour commandement portant ces lectres, en ces termez c’est assavoir les deux souls de frans cens vinct deniers a la saint Jehan Baptiste, vinct deniers a la Toussains et vinct deniers a caresme prenant et les douze souls qui demeurent avec le capon et la gelline, quatre souls a la Sainct Remi, quatre soulz, le chapon et la gelline a Noel et quatre souls a Pasques ; pour lequel heritage bien maintenir ledit Perrin a mis et obligié en contre plege cent sous tournois que lui ou ses hoirs seroient tenus paier et rendre audit chevalier ou a ses hoirs toutes fois et citost comme ils feroient delez dudit héritage ; pour laquelle rente paier et rendre chascun an dore en avant audit termez audit chevalier et a ses hoirs et pour icelle fournir et emplir, parfaire et faire valoir chascun an sur tous ses heritages ou que ils soient sans dechié ne amenisernent, et mesmement pour rendre et restorer tous les cous, depens, interès, mises et domages que l'en pourroit avoir et soustenir en deffaut de tenir et enterignier tout ce qui dessus est dit, dont le porteour de ces lettres sera creu par son serment au resgart de justice, le dit Perrin obliga soy et ses hoirs et son corps a tenir en prison et touz ses biens et de ses hoirs, moebles et heritages, presens et advenir, ou que il soient, pour vendre et deppendre d'office de justice pour la tenour de ces lettres tenir et enterignier, se mestier en estoit ; et renunça ledit Perrin expressement en cest fait a toutes les choses tant de fait comme de droit par quoy la tenour de ces lettres pourroit estre empeschée en aucune maniere. En tesmoing de ce, nous, a la relacion dudit tabellion, avon mis en ces lettres le seel dessusdit, sauf autri droit. Ce fu fait l'an de grace mil trois cens quarante et nuef, le dimanche septieme jour de mars. Et sur le repli OSBERT LETTERIER.
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FF 162. Parchemin scellé sur simple queue, sceau manquant. Jean Legendre prend à rente de Jean de Bienfaite, chevalier, deux pièces de terre situées dans la paroisse de Bienfaite.
A tous ceuls qui ces lettres verront ou orront Jehan Belin, prestre, persone de Cauverville, guarde du scel des obtigacions de la viconté d'Orbec, salut. Saichent que pardevant Osber Leterrier, clerc tabellion juré en la dicte viconté eu siege dessusdit, fut present, si comme le dit tabellion nous a tesmongné, Jehan Legendre qui congnut et confessa de sa bonne volenté que il avoit prins a rente affin de heritage perpetuel de noble homme Monsieur Jehan de Bienfecte, chevalier, deus pieces de terre assises en la parroisse de Bienfecte (1), la premiere jouxte Raoul Lebouchier, d'un costé, et Laurens Gauguain, d'autre, aboutant sur Ricart Lefebvre, d'un bout, la seconde jouxte ledit Laurens, d'un costé, et Raoul Lebouchier, d'autre, aboutant sur les hoirs Michel Jenvret d'un bout, pour dis oefs de rente de frans cens paier et rendre chascun an dore en avant audit chevalier ou a son commandement portant ces lettres, au terme de Pasques et un capon a Noel ; pour laquelle rente paier et rendre chascun an dore en avant audit chevalier et a ses hoirs ou a leur commandement portant ces lectres aux termes dessusdiz et faire rendre tous les couz, mises et domages eus et soustenuz en deffaut d'enterigner ceu qui dessus est dit, dont le porteour de ces lettres sera creu par son serment au resgart de justice, ledit Jehan obliga soy et ses hoirs et son corps a tenir en prison et tous ses biens et de ses hoirs meubles et heritages, presens et advenir ou que il soient, pour vendre et deppendre pour ces lettres enterigner ; et renonça ledit Jehan en cest fait a toutes les choses par quoy ces lestres puissent estre empeschées. En tesmoing de ce nous a la relacion dudit tabellion avon mis eu ces lettres le scel dessusdit sauf autry droit. Ce fu fait l'an de grace mil ccc cinquante et deux, le mercredi dix sept jours d'octembre. El sur le repli: 0SBERT LETERRIER.
(1) Calvados, arr. de Lisieux, canton d'Orbec.
FF 94~ Parchemin scellé sur double queue, sceau manquant. Raoul Lepetit vend, à reméré, à Jean de Bienfaite, chevalier, dix sous de rente sur une maison et des jardins sis à Bienfaite.
A tous ceulz qui ces lettres verront ou orront Robert Lecerf, presbtre ; garde du scel des obligations de la viconté d'Orbec, salut. Sachent que par devant Osber Leterrier, clerc, tabellion juré en la dicte viconté en siege dessusdict fut present Raoul Lepetit qui recongneut de sa bonne volenté qu'il avoit vendu et octroié a noble homme Monsieur Jehan, sire de Bienfaicte, chevalier, dix soulz de rente a prendre et a appourseer, lever et exploictier audit chevalier et a ses hoirs par la main dudit Raoul et de ses hoirs sur une meson o le jardin et heritage a icelle appartenant et sur un jardin o les arbres dessus estans, assis en la parroisse et bourg de Bienfaicte jouste Colin Auberne d'un costé et Pelluquet de par sa fame, d'autre, aboutant sur la rue d'un bout et sur le fossé Bellet Lebas d'autre ; et sur un jardin assis en ledict bourg jouste Peluquet d'un costé de par sa fame et héritage qui fut Jehan Chauvin d'autre, aboutant au fossé d'un bout et au grant chemin d'autre bout ; laquelle rente ledit Raoul promist pour soy et pour ses hoirs audit chevalier et a ses hoirs ladicte rente garantir, deffendre, delivrer (?), fere paier, fournir, emplir et fere valoir chascun an a ces termes, c'est assavoir moitié a Noel et moitié a la Saint Jehan ; et est cette vente faite par le prix de quatre francs des fruis quites demeurant en la main dudit Raoul, de quoy il se tint pour bien paié et est assavoir en estre quite et demourer envers ledit chevalier de quatre livres fors que illi devoit des arerages de ces rentes de tout le temps passé jusques aujourdui ; et ou cas que le dit Raout peust paier et rendre audit chevalier les quatre francs dessusdits dedens la Toussaint prochain venant, la dite vente seroit nulle et li rendroit ledit chevalier ces lettres de ceste vente ; et quant venront a enterigner en l[a] maniere que dit est dessus sans aler encontre en aucune maniere et pour rendre et restorer tous despens, dommages fais en pourchassant l'execution de ces lectres, de quoy le porteur d'icelle seroit creu par son serement au resgart de justice, ledit Raoul obliga soy et ses hoirs son corps tenir en prison et touz ses biens meubles et heritages presens et a venir ou que ils soient a vendre et a deppendre pour ce, se metier en estoit, et renoncha quant a soy a toutes les choses par quoy la teneur de ces lettres pourroit estre abrogiée, en .. t ou empechée. En tesrnoing de ce nous, a la relacion dudit tabellion, avon mis a ces lectres le scel dessusdit sauf au try droict. Ce fut fet le xxxe jour de juing, l'an de grace mil trois cens soixante et sept. Et sur le repli OSBERT LETERRIER.
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FF 142. Parchemin scellé sur triple queue, sceau manquant. Robine Lachartaine, mineure, délaisse à Jean de Bienfaite, chevalier, un lieu sis à Bienfaite.
A tous ceuls qui ces lettres verront ou orront Johan Lefranc, viconte d'Orbec, salut. Comme noble homme messire Johan de Bienfaicte, chevalier, eust fait adjourner Robine Lachartaine o son condit pour gaigier à tenir de li certain héritage por dix souls de rente par an, deux chapons, deux deniers, dix oes et un denier de rente par an et paier les arrerages de tant de temps ; comme coustume donne an pour quicter les diz heritages et paier les diz arrerages et se fust sur ce une veue termée entre eulx à certain jour, lieu et heure : sachent tous que en uns plés qui furent à Orbec pour la sergenterie du lieu tenus par nous, viconte dessusdit, le iiije jour de janvier, l'an de grâce mil ccclxvij, apres la veue faicte et tenue pour faicte par douze hommes passez sans saon entre ledit chevalier d'une part et ladicte Robine o son condit condite par Roberi Leduc et aplegée Jehan Chartain, d'autre, la dicte sous aage, condicte et aplegée comme dit est, quitta et delessa audit chevalier le lieu veu et monstré, lequel est assis en la parroisse et bourgeisie de Bienfaicte, jouste Roberi Chartain, d'une part, et Guillaume Lebreton , dit Pimin, d'autre, aboutant au chemin du roy, d'un bout, et au russel du Vivier d'autre bout ; et pour les arrerages du temps passé, elle gaiga audit chevalier trente soulz, lequel delés ledit chevalier prinst et out a aggreable, et jurerent les diz condis et plege et les gens de la veue que c'est le prouffit de la dicte sous aage. En tesmoing de ce nous, viconte dessusdit, avons mis a ces lettres le grant scel es causes de la dicte viconté sauf autry droit. Ce fu fait et donné en l'an, eu jour et es plés dessusdiz.
FL 766. Parchemin scellé sur simple queue sans trace de cire ; réuni an texte suivant par une attache.
Jean de Hérouval, écuyer, avoue tenir du roi la fiefferme de Blonville, le moulin Tillart et le moulin de Heullant.
Du roy nostre ceigneur ge, Jeban de Herouval, dit Loisellet, escuier, tieng a cause de ma fame une fieuferme dont le chef est assis en la paroisse de Notre Damme de Blonville (1) et es parties d'environ, en laquelle ge né oscune court ne ussage, laquelle ferme vault environ par an en deniers vint et sept livres et en oissiaux soisante et dix huit capons, soisante et cinq guellines ou environ, et les deniers vont avecques les dis oisiaux, et en oeus environ douze cens avecquez les deniers qui vont avecquez, et environ trois cens vinte chinc boissiaux d'avoine et en demainez non fieufez et terres chetes en main de fermier environ vintehuit acrez de terre labourable vallent environ par an soissante soulz. Iten apartient a ycelle ferme environ six acres de prez assis es prez dez Blonville quy vallent environ par an cent soulz, lezquieux doiveuL estre fouez et antez de chertains tenens estant en ycelle ferme, avecquez ceu conpte le pré Dyve. Iten apartient a ycelle ferme le quart de la livrée dez pres de Blonville sans profit. Item le quart des quesmunes de la Quieufolle, vault environ par an trois soulz, avecquez reliés et treisiemez et reguars de mariage quant il esquiest et vallent environ par an huit soulz quant il esquiest ; et me vault environ toutez lez choses dessus dites en quemunes annez quarante huit lb. dix soulz ; et pour toutes lez choses desssus ditez doy o roy notre dit seigneur soissante et huit livres tournois lez deux pars a la Saint Michel et le tiers a Paquez a poier par chacun an en la recepte de la viconté d'Auge ; de laquelle ferme dessus dite Madamme la duchesse d'Orleens est de present euxfritiere tant comme il plera o roy notre seigneur, et a en contre pleige d'ycelle ferme environ quatre acrez de terre assis en la parroisse de Vauville (2) en lieuc cloz sy comme il aparoit par l'informacion dez gens du pais. Item tieng du roy notre dit seigneur le moulin de Tillart (3) en fieuferme a cause de ma dite fame, oquel moulin apartient xiij tenemens quy doivent tenir l'iaue du dit moulin en chertains lieux et doivent aporter le tourniant du dit moulin avecquez lez moutez secquez et mouliez et environ trois acrez de terre assises a Blonville (?) apar(tenant) audit moulin, et vault environ ledit moulin tenus en estat avecquez cez apartenencez six livres par l'an ; et pour le dit moulin doy o roy notre seigneur xij lb. tournois par an a poier ai] la recepte de la viconté d'Auge moitié à Paquez et l'autre moitié à la Saint Michel, avecquez autrez rentes que doit le dit moulin de charge ; de laquelle rente dessus dite Madame la duchesse d'Orleans est a present euxfritiere tan comme il plera o roy notre seigneur. Item je dit Jehan tieng a cause de ma dite fame en fieuferme du roy notre dit seigneur le moulin de Heullent (4) avecquez toutes cez apartenences, c'est asavoir douze qui doivent tenir l'iaue dudit moulin et le tournant et lez noz d'ycellui aporter avecquez les moutez secquez et mouliés et vaut (et) environ par an tenus en (en) estat cent soulz et pour lez deux pars du dit moulin doy o roy notre seigneur par chacun an douze livres tournois a poier en la recepte de la viconpté d'Auge moitié à Pasques et l'autre moitié a la Saint Michel ; de laquelle rente Madame la duchesse d'Orliens est a present euxfritiere tant comme il plera o roy notre seigneur. Et ont toujours esté et sont les trois fermez dessusditez par feu Monseigneur le duc d'Orliens, dont Dieux ait l'ame, et par Madame la duché d'Orliens quy a present est, relachez a la somme de soissante livres tournois par an pour la petite valeur en quoy sont lez ditez fermez et ont esté trouvez par informacion sur ce fetez sy comme il apart par lez lettres dez graces et remissions sur ce fetez. Et en tesmong dez choses dessus dites je scelle cest aveu escript de propre seel et a gregneur confirmacion y ay fet mestre a ma requeste le seel dez obligations de la viconpté d’Auge, l'an mil ccc iiijxx et dix, le xe jour d'avril.
(1) - Calvados, arr. et cant. de Pont-l'Evêque.
(2) - Calvados, arr. et cant. de Pont-l’Evêque.
(3) - Il y a un Bois-Tillard sur la commune de Reux, arr. et cant. de Pont-l'Évêque.
(4) - Heuland, Calvados, arr. de de Pont-l'Évêque, cant. de Dozulé.
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FL 766. Parchemin scellé sur double queue, sceau manquant. Jean de Hérouval, écuyer, avoue tenir du roi un quart de fief de vavasseur, nommé le fief de Crèvecoeur, sis à Blonville.
Du roy notre seigneur. Sachent toulz presens et a vegnir que je Jehan de Herouval, escuier, aveue a tenir a cause de ma famme du roy notre seigneur un quart de fief tenus par maniere de vavassour, nommé le fief de Crevecuer, dont le chef est assis en la parroisse de Notre Damme de Blonville, oquel fief je né oscune courst ne ussage, et pour ledit fief a esté ma fame en la guarde du roy notre seigneur le temps de vinttedeux ans ou environ pour son petit age après la mort de feu Guillaume Tolemer, son pere ; et de ceu ay fait hommage o roy notre dit seigneur ; et me vault ledit fieuf par an environ six livres douse soulz vintte chinc capons vintte chinc deniers, xvj guellines, xvj d., deux cens vintte deux oeus xxij d. ou e[nvirion], quarante deux boisseaux d'avoine ou environ, deux journez de servisse de fame, et an demainez environ chine acres de terre labourable vallent environ par an xl soulz et avecquez ceu environ une acre de pré en trois pieces a conpter le quart de la Hourtelle, le quart de Langlet et le quart de la livrée des pres de Blonville. Item m'apartient a cause d'ycel fieuf le quart des quesmunez de la Quiefolle et avecquez ceu sept chandellez de chire et vij deniers sur la parsonne de Blonville a cause de son prebitaire le jour de la chandeleur. Item m'apartient a cause de ceu reliés, treisiemes, reguars de mariage quant il esquiest et vallent environ par an en quemunes annés viijs. Et vault tout environ pour toutes choses douze livres dix soulz de rente par an. Et se plus en tieng que je ne n'en baille par mal aventure pour ceu que il n'est point de memoire d'omme que fut mez baillé par escript et par ceu que oscuns des tenens ont esté et sont refussans de le moy bailler par escript et pour ceu que je n'i é oscune courst ne ussage comme dit est, se plux en tieng et se plux vault, plux en aveue a tenir. Et pour toutes les choses dessusdictes suis tenus poier o roy notre seigneur un (?) seuxptier d'avoine a la grant mesure au terme de Paquez en la recepte de la viconté d'Auge, lequel seuxtier souloit fere anciennement Gieuffroy Le Lorour ... a cause d'y cellui fieuf avecquez foy et hommage quant il esquiest. Et en tesmoing de toutes les choses dessusditez je seelle ce present aveu escript de notre propre seel et a gregneur congness(ance) et confirmacion y ai fet mestre a ma requeste le seel des obligacions de la vi conté d'Auge, l'an de grace mil ccc iiijxx et dix, le viije jour de jullet.
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FF 767. Parchemin scelle sur simple queue, sceau manquant. Jean Coisel vend a Jean de Hérouval, écuyer, une rente de 12 d. t.
A touz ceulz qui ces lettres verront ou orront Johan Lestournel, garde du seel des obligacions de la viconté d'Auge, salut. Savoir faisons que par devant Guillaume Philippe, clerc tabellion juré en ladite vi conté, fut present Johan Coisel, demourant, à Vauville, qui congnut et confessa avoir vendu, quittié, cessé, transporté et du tout en tout afin de heritage octroyé et delessé a Johan de Herouval, escuier, et. a ses hoirs par le pris et somme de quinze soulz tournois frans et quictes en sa main demourant, dont il se tint pour bien content et paié devant ledit tabellion, c'est assavoir douze deniers tournois de rente que ledit escuier lui estoit tenu faire chascun an sur une piece de terre assise à Vauville, ou clos de la Barberont jouxte ledit escuier de deux costez et d'un bout et as hoirs Ricart Onfroy, d'autre, laquelle rente passait par la main dudit Coisel et allait aux hoirs au seigneur de la Poterie ; et pour ce icelui Coisel promist delivrer et acquittier doresenavant ledit escuier et ses hoirs ou aians cause desdiz douze deniers de rente vers les diz hoirs et tous autres ou temps avenir ; pour laquelle rente contre touz et envers touz garantir, delivrer et deffendre, oster de touz empescbemens et encombremens, mettre au cler et au delivré audit escuier et a ses hoirs ou alans cause ou ailleurs eschanger ou propre heritage dudit Coisel au mieulx apparessant, se mestier en estoit, et pour rendre et paier touz coux, mises, despens et dommages qui en ce seroient fais ou soustenus, dont le porteur de ces lettres sera creu par son serement sans autre preuve faire, ledit Coisel en obliga touz ses biens et ceulz de ses hoirs, meubles et heritages, presens et avenir, ou qu'ilz soient, a estre pour ce prins et vendus par justice. En tesmoing de ce, ces lettres sont scellées dudit scel sauf autry droit. Ce fut fait le xxixe jour d'avril, l'an mil ccc iiijxx et onze. - G PH(ILIPP)E.
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FF 142 Parchemin scellé sur double queue, sceau manquant. Jehan Puillois prend a rente de Jehan de Bientaite, écuyer, une place et masure sise à Orbec.
A tous ceulx qui ces lettres verront ou orront, Pierres Collet, garde pour le roy nostre sire de sceaux des obligations de la viconté d'Orbec, salut. Savoir faisons que devant Guillaume Delavigne, tabellion du roy nostre sire en ladite viconté pour le siège de Chambrois (1), fut present si comme ledit juré nous a tesmoigné Johan Puillois demourant a Orbec, lequel de sa bonne volonté sans contrainte congnut et confessa a avoir prins a rente a heritage a tous jas mais de Johan de Bienfete, escuier, seignour du lieu, c'est assavoir une place, masure ou masures comme il se pourportent en lonc et en lay o les tons de l'eritage assis en la ville et bourg d'Orbec devant les halles du lieu jouxte Johan Estrilart tout du lonc d'un costé et d'autre costé Charles Fouet et d'un bout au pavement du roy notre sire et d'autre bout a l'ostel du roy notredît sire ; ceste prinse a rente fete par le pris et somme de quarante soulz tournois de rente par an, desquiex xl soulz ledit Puillois poura bailler en assiette suffisante audit escuier la somme de trente soulz tournois toutes fois qu'il lui plera ; et des a present led. Puillois luy en bailla la somme de xxij s. en assiette a prendre par chacun an a venir sur la maison ou demeure Johan Tassel et lesquiex ledit Puillois a aquis nagueres de Johan Tigier et de sa femme a cause d'elle a paier moitié a la Saint Johan et moitié a Pasques Si comme il peut apparoir par les lettres sur ce fetez lesquelles ledit Puillois aveeques tel droit comme il lui avoit bailla audit escuier pour toute garantie, lesquiex xxxij s. ledit escuier print agreablement sauf que se aucun enpeschement estoit mis en ladite rente ledit Puillois lui seroit tenu garantir par my ce que ledit Puillois aroit les lettres dudit escuier pour soy aidier: et ainsi ne demeure que en dix huit soulz de rente a paier moitié a la Saint Michiel et moitié a Pasques jusques ad ce que ledit Puillois ait baillé iceulx huit soulz de rente de la dicte assiette auquel cas il ne demour(ra) que dix soulz tournois de rente en quoy le dit heritage demour(ra) subget a tous jas mais ; et sy pourra ledit Puillois mestre et vider les terres de la dicte place ou deriere d'icelle au plus pres sur l'eritaige dudit escuier au mains dommagable que fere se poura sans contredit ; et la promet ledit escuier garantir par icelle rente pour toutes rentes sauf que, pour ce que ledit escuier fait passer par decrept ledit heritage, ledit escuier ne se oblige pas pour le present en ladicte garantie, mes sy tres tost que ledit decret sera passé ledit escuier promist a soy obliger jouxte ce que dit est en la dicte garantie ; et promist ledit Puillois tarit pour lui que pour ses hoirs audit escuier et a ses hoirs ou au porteur de ces lettres icelle rente ainsi comme dit est rendre et paier par chacun an ; et quant a tout ce que dit est fermement tenir et pour rendre et restorer tous coux, fres, mises, despens, dommaiges, qui fais et soutenus seroient en deffault de paiement et dont le porteur d'icelles lettres sera creu par son serment au regart de justice, ledit Puillois en obligea tous ses biens, meubles et heritaiges, et de ceulx de ses hoirs presens et a venir a vendre et despendre pour ice se mestier en estoit. En tesmoing de ce nous a la relacion dudit juré advons mis a ces lettres le scel dessus dit sauf autri droit. Ce fut fait le xxvje jour de juing et l'an de grace mil iiijct et neuf. - G. LAVIGNE.
(1) - Broglie, Enre, arr. de Bernay. chef-lieu de canton.
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FF 94. Parchemin scellé sur double queue, sceau manquant. Jean Le Seoeschal, bourgeois d'Orbec, prend s rente de Jean de Bienfaite, écuyer, seigneur du lieu, un jardin sis à Orbec.
A tous ceulz qui ces lectres verront ou orront Pierres Colet, garde du scel des obligacions de la viconté d'Orbec, salut. Savoir faisons que par devant Jehan Puillois, cler, tabellion juré en la dicte viconté en siege dessusdit, fut present Jean Le Seneschal, cordouennier, bourgeois d'Orbec, lequel de sa bonne volenté congneut et confessa avoir prins a rente affin de heritage perpetuel de Jehan de Bienfaicte, escuier, seigneur du lieu, ung jardinet comme il se pourporte o les..... est……..assis en la parroisse d'Orbec jouxte le dict preneur d'un costé et d'autre costé Pie[rre]s Davy a cause de sa fame et d'un bout sur les hoirs (?)..... Noel..... [d'autre bout]..... au fossé de la ville ; ceste prinse a rente fete par le pris de sept soulz et un cappon le tout de rente par an a paier le cappon..... [trois] soulz six [deniers] tournois de rente a Pasques et les autres trois soulz six deniers à la Saint Michiel, premier paiem[ent ] prouchain venant. Et promist ledict preneur pour lui et pour ses hoirs audict escuier et a ses hoirs….. […….] par la maniere que dit est sur l'obligacion de tous ses biens et ceux de ses hoirs meubles et heritages [ ] rendre et paier tous dommages, mises et despens qui seroient fais, eulz et soubstenus en pours[uivant ] d'icelles sera creu par son serment au regart de justice. En tesmoing de ce, nous avons mis a ces lectres le scel [ ] Ce [ ] l'an de grace mil iijjct neuf, le xje jour de décembre. - PUILLOIS.
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FF 94. Parchemin scellé sur double queue, sceau manquant. Jean Litouys, bourgeois d'Orbec. prend à rente de Jean de Bienfaite, chevalier seigneur du lieu, une place sise à Orbec.
A tous ceulx qui ces lectres verront ou orront Pierres Colet, garde du scel des obligacions de la viconté d’Orbec, salut. Savoir faisons que par devant Jehan Puillois, clerc, tabellion juré en ladicte viconté ou siege dessusdit, fu present Jeban Litouys, bourgeois d'Orbec, lequel de sa bonne voulenté sans contrainte, congnut et confessa avoir prins a rente perpetuelle tant pour lui que pour ses hoirs de noble homme monseigneur Jehan de Bienfaicte, chevalier, seigneur du lieu, et de ses hoirs, c'est assavoir une place comme elle se pourporte en long et en lay assise en la paroisse d'Orbec jouxte le quemin du roy d'un costé et d'autre costé Jehan Huet et dtun bout et d'autre bout le camp de bataille ; ceste prinze faicte par le pris et somme de dix solz tournois de rente par chascun an a paier moitié a la Saint Michiel et moitié a Pasquez, premier terme commenchant a la Saint Michiel prochain venant ; laquelle place ledict chevalier promist garantir parla dicte somme pour toutes rentes sauf reliefs, xiijes et aydes coutumieres quant le cas escherra ; et promist ledict Litouys tant pour lui que pour ses hoirs audict chevalier et a ses hoirs ou aians cause portans ces lectres les dix solz tournois de rente dessus dis rendre et paier par chascun an aux termes et par la maniere que dit est sur l'obligacion de tous ses biens meubles et heritages et de ceulx de ses hoirs presens et a venir pour estre pour ce prins, vendus et executés d'office de justice partout ou ils seroient trouvés, et avec ce rendre et paier tous coux, fres, dommages, mises et despens qui fais et soubstenus seroient en requerant le contenu en ces lectres, dont le porteur d'icelles seroit creu par son serment au regart de justice. En tesmoing de ce nous avons mis a ces lectres le scel dessusdit sauf autry droit. Ce fu fait l'an de grace mil cccc et seize, le xxiiije jour d'avril après Pasques. - PUILLOIS.
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FL 768. Parchemin scelle sur double queue, sceau manquant. Thornas Tourpel délaisse à Jean de Hérouval une vavassorerie et plusieurs autres terres sises à Blonville.
A tous ceulz qui ces lettres verront ou orront Jehan Nouvellet, garde du scel des obligacions de la viconté d'Auge, salut. Comme noble homme maistre Jehan de Herouval eust fait convenir Thomas Tourpel, de la parroisse de Blonville, comme ainsné et assembleur d'une vavassourerie ou tenement nommée la vavassourerie aux Tourpes, contenant vingt acres de terre, assise audit lieu de Blonville, de laquelle vavassourerie ledit Tourpel tenoit en sa main plusieurs pieces de terre, la premiere pieche subgette a ladicte aignesche et assemblernent o la maison et arbres dessus estant et croissant jouxte la rue ('?) tendant du chemin de la mare a la Quienfolle d'un costé et d'autre costé les hoirs Jehan Toupnel, clerc, d'un bout le quemin du roy ; la ije pieche contenant [ij] perques et demie de pray jouxte Colin Gomon d'un costé et d'autre costé messire Robert Le Sueur, presbtre, d'un bout à la Hourdelle ; la tierche pieche assise es Capelles jouxte Robert Rioult d'un costé et d'autre costé les hoirs ( ?) Vasart Berart, d'un bout le douet ; la iuje pieche assise audit lieu des Capelles jouxte les hoirs de feu Jehan Le Prevost d'un costé et Jehan Le Ronier Duhamel d'autre, d'un bout le doet ; la Ve pieche nommée le Grand Champ, contenant une acre…….. jouxte ledit Tourpel d'un costé, d'autre les hoirs Jehan Tourpel, clerc, d'un bout Ricart de Belesme et Cuillaume Vasart, d'autre bout Guillaume Tourpel et Jehan Tourpel ; la vje pieche em pray et en ros jouxte Jehan Namptes d'un costé et d'autre les hoirs Estienne Tourpel, d'un bout le doet ; la vije pieche en gardin au...de la mare jouxte Jehan Le Paignié d'un costé et Jehan Le Tourpel d'autre, d'un bout le quemin du roy ; la viije pieche appelée le Champ Sommier jouxte les hoirs Jehan Tourpel d'un costé et d'autre costé le terrein des Capelles, d'un bout Binot Coquet ; affin de gagier a tenir de lui icelle vavassourerie tant pour lui que pour ses puisnés par quatorze soulz trois deniers tournois de rente au terme Saint Michel, quatre cappons, chinq guelines, neuf deniers an terme de Noel, une somme et deux acquetz de sel au terme de la my mars, deux soulz, quatre vings et dix oeufs, neuf deniers au terme de Pasques, le tout par chacun an d’annuelIe rente, avecquez foy, hommage, reliefz, xiijes et aides coustumiers quand liz eschient, et mesmes par vingt deniers tournois de rente par an deubz de charge au terme saint Michiel sur les pieches de terre devant dites es Capelles, item vingt deniers par an de rente sur les deux perques et demie de pray dessus devisez ; et paier les arrerages coustumiers ou delaissier ledit ses tenures et paier lesdits arrerages ; item semblablement eust ledit Herouval fait convenir ledit Thomas pour gagier a tenir de lui autres heritages, c'est assavoir ung gardin appellé le gardin Papeillon, assis a Blonville jouxte Jehan Ameline d'un costé et d'autre Colin Coignet, d'un bout le chemin du pray Bohoult par neuf soulz tournois de rente au terme de Noel, vingt oeufs, ij deniers a Pasques ; item une autre pieche de terre à la Croix Rommer ( ?) jouxte Robert Rioult d'un costé et d'autre Guillaume Onfray, d'un bout le quemin du roy, par vint deniers de rente au terme saint Michel ; item une autre pieche de terre en hogue avecquez le marest jouxte Jehan Vasart d'un costé, d'autre costé Jehan Tourpel, d'un bout Thomas... riete, par seize deniers tournois de rente au terme Saint Michel ; item une autre pieche de terre en hogue jouxte Regnault Fleuri d'un costé, d'autre Jehannot Vasart, par huit deniers tournois de rente à la Saint Michel ; item un scillon de terre jouxte Guillaume Vasart d'un costé et d'autre Jehannot Vasart, par quatre deniers de rente a la Saint Michel : ou delaissier tous iceulx heritages et paier les arrerages coustumiers desdites rentes : Savoir faisons que par devant Henri Dubost, clerc tabellion juré et establi en ladite viconté, fut present ledit Thomas Tourpel, lequel en nom que dessus, pour et affin de soy demourer quite a tousjours mes, lui et ses hoirs, des rentes et revenus devant desclairiés, quita et delessa affin d'heritage perpetuel audit Herouval ladite vavassorerie et teneure et autres terres dessus devisés et tout le droit qu'il avoit en icelles sans riens excepter ni retenir; et avecques ce gaiga et promist paier audit Herouval les arrerages coustumiers de toutes les rentes dessus dites, dont ledit Tourpel se tint pour bien assigné devant ledit tabellion, promettant ledit Tourpel, tant pour lui que pour ses hoirs et en nom que dessus est dit, ce present dellais tenir, enterignier, maintenir et avoir ferme et aggreable a tous jours mes et les arrerages paier et rendre par voie d'execution, et rendre et paier tous coutz, mises, journées, dommages, interestz et despens qui serois fais on soustenus dont le porteur de ces lettres sera creu par son serment sans autre preuve faire, ledit Tourpel en obligea tous ses biens meubles et heritages presents et advenir a etre pour ce prins et vendus par justice. En tesmoing de ce ces lectres sont scellées dudit scel sauf autry droit. Ce fu fait le dernier jour d'avril, l'an de grace mil quatre cens et vingt. - DUBOST.
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G C 152. Parchemin scellé sur double queue, sceau manquant. Le vicaire général de Lisieux confère la cure de Tordouet à Robert du Buisson.
Vicarius in spiritualibus et temporalibus generalis reverendi in Christo patris ac domini, domini P. (1), Dei gratia Lexoviensis episcopi, a suis civitate et diocesi Lexoviensi notorie nunc absentis. dilecto nostro Roberto de Dumo, clerico et accolite, salutem in Domino. Ecclesiam parrochialem Sancti Michaelis de Tortoductu, decanatus de Auribeco dicte Lexoviensis diocesis (2), liberam ad presens et vacantem per niortem seu obitum defuncti domini Guillelmi de Dumo, quondam presbiteri, ultimi et immediati rectoris et possessoris ejusdem, cujus quidem parrochialis ecclesie jus patronatus et praesentandi ad eandem nobili viro Henrico de Dumo, scutifero, domino temporali feodi, terre et dominii ejusdem loci de Tortoductu ratione et ad causam dicti sui feodi, per quem ad eandem nobis fuistis litteratorie (?) presentatus, dicto vero reverendo patri domino episcopo Lexoviensi collatio, provisio et institutio spectare dignoscuntur et pertinere, vobis presenti et recipienti coram nobis tanquam benemerito sufficienti et ydonei ad Dei laudem et honorem, auctoritati dicti reverendi patris qua fungimur in hac parte conferimus, et de ipsa cum suis juribus et pertinenciis universis, jure dicti reverendi patris et quolibet alieno tantum salvo, etiain providimus et providemus, vos de eisdem presentialiter investientes per harum seriem et traditionem litterarum, curam et regimen animarun parrochianorum dicte parrochialis ecclesie utriusque sexus ad nos reservantes quousque fueritis ad sacerdotium pro motus ; vos autem coram nobis et in manibus nostris de canonica reverentia etobedientia dicto reverendo patri episcopo Lexoviensi suisque successoribus canonice intrantibus atque suis vicariis et officialibus fideliter faciendis et exhibendis, necnon de juribus, franchisiis, bonis et libertatibus dicte parrochialis ecclesie conservandis et non alienandis, alienatisque si que sint per posse recuperandis et habendis, deque residenciam faciendo personnalem in dicta parrochiali ecclesia atque comparando in sacris sindis Lexoviensibus et kalendis sive capitulis dicti decanatus, nisi super hoc fuerit vobiscum gratiose dispensatum, et de allis circa hoc jurari solitis et consuetis solitum et debitum in animam vestram prestitistis corporale juramentum, quod nos duximus admittendum. Quocirca decano nostro ejusdem decanatus aut ejus locumtenenti necnon omnibus et singulis presbyteris, curatis et non curatis, nobis subditis et eorum cuilibet insolidum damus in manditis quatenus vos seu procuratorem vestrum ad hoc legitime constitutum in ipsius parrochialis ecclesie jurumque et pertinentium ejusdem universorum possessionem corporalem, realem et actualem ponant, instituant et inducant solemniter, ut est moris, solemnitatibus adhibitisin talibus adhibere assuetis. Datum Lexoviis sub sigillo magno curie Lexoviensi pariter cum nostro signeto die vicesima sexta mensis jullii, anno Domini m° cccc° tricesimo quinto. - Et sur le repli : Anglici (?)
(1) - Pierre Cauchon.
(2) - Calvados, arr. de Lisieux, cant. d'Orbec.
GC 452. Parchemin scellé sur simple queue, sceau manquant. Le doyen d'Orbec certifie avoir installé Pierre Bouquet dans la cure de Tordouet.
Omnibus hec visuris decanus de Auribeco, commissarius in hac parte reverendi in Christo patris ac domini P. (1). Dei gratia Lexoviensis episcopi, a suis civitate et diocesi Lexoviensi notorie nunc absenti, salutem in Domino. Notum facimus nos, virtute et auctoritate litterarum patentium collationis venerande circonspectionis ac magne prudencie viri, domini in spiritualibus et temporalibus generalis vicarii dicti reverendi in Christo patris, in cera viridi et cauda dupplici impendenti sigillatarum, nobis ex parte discreti viri, domini Petri Bouquet, presbiteri, in eisdem presentibus nominati, ad exequentiam presentatorum, ad locum ecclesie parrochialis sancti Michaelis de Tortoductu, dicte Lexoviensis diocesis, personnaliter accessisse ibique dictum dominum Petrum Bouquet presbiterum predicte ecclesie curatum in possessionem corporalem, realem et actualem ejusdem ecclesie de Tortoductu cum suis juribus et pertinenciis universis posuisse, induxisse et de eadem investisse predictum presbiterum per traditionem clavis majoris porte, calicis, ornamentorum sacerdotalium, librorum, cordarum campanorum, tactuque fontium et majoris cornu altaris ecclesie prefate cum solemnitatibus ad hoc fieri consuetis. Quam quidem possessionem idem curatus benigniter intravit recepit et habuit nemine contradicente seu se quolibet opponente. Super quibus premissis dictus curatus petiit a nobis sibi fieri et tradi presentes litteras premissorum testimoniales, sibi in futurum prout juris fuerit et rationis valituras. In cujus rei testimonio sigillum magnum dicti nostri decanatus presentibus litteris (?) apposuimus, presentibus dominis Grnflelmo de Bigars et Roberto Bodart, presbiteris, Massoto Demara, Johanne Thomao, Guillelmo Le Hagot cum pluribus allis fide dignis testibus vocatis et rogatis. Datum anno Domini m° cccc° tricesimo nono, die veneris prima mensis mali. - SALLES.
(1) - Pierre Cauchon.
FF 9~. Parchemin scellé sur double queue, sceau manquant. Appointement entre Nicolas Huet et Jean d'Orbec, écuyer, seigneur de Bienfaite, et Marie de Bienfaite.
A tous ceulx qui ces lettres verront ou orront Jeban Eschallart, garde des sceaux des obligacions de la viconté d'Orbec, salut. Comme Nicolas Huet, par vertu de ses lectres contenant dix Solz tournois de rente par an de l'obligation de Jeban Le Haribel et Martine, sa femme, faicte a Jehan Huet, oncle du dit Nicolas, eust tait passer en decret pour les arrerages d'icelle rente certains heritages qui furent ausdits mariés, auquel ils feussent demourez comme au plus offrant au pris et sommes declerez oudit decret et a lui adjugez d'office de justice selon les condicions declerez et contenus en icelle ; et audit passement se teussent comparus Jehan d'Orbec, escuier, et damoiselle Marie de Bienfaicte, sa femme, seigneur a cause d'elle dudict lieu de Bienfaite, qui eussent mis opposition, disans iceulx heritages a eulx apartenir a juste tiltre ; sur laquelle opposition lesdites parties aient plusieurs fois continué (?) en ples pour voir les lettres et droictures d'une part et d'autre et après prins journée pour essaier a trouver appointement entre eulx : Savoir faisons que par devant Jehan Le Court, tabellion juré et establi ou siege d'Orbec pour et soulz Jehan Anquetin, tabellion juré et establi audit lieu, furent presens lesdiz escuier et damoiselle sa femme d'une part et ledit Nicolas Huet d'autre, qui confesserent que par le moien de leurs conseulx et amis ilz avoient fait traictié, acord et appointement entre eulx sur ce que dit est en la matiere qui enssuit, c'est assavoir que ledit Nicolas pour complaire ausdiz escuier et damoiselle leur quicta et delaissa a fin de heritage pour eulx et pour leurs hoirs tout et tel droit de heritages, rente et arrerages comme il avoit audit decret sans rien retenir ni excepter aux pris et charges declerez en icellui par la somme de dix livres tournois tant pour le principal de ladite rente de diz solz comme pour les arrerages d'icelle qui se montent quatorze livres et pour les fraiz et mises que il avoit faiz en la poursuite dudit decret dont lesdits escuier et damoiselle estoient debiteurs envers ledit Huet ; pour solucion et paiement de laquelle somme de dix livres lesdiz escuier et damoiselle baillerent affin de heritage audit Nicolas Huet vingt solz tournois de rente par an que leur fait Nouel Marie, tenant de partie desdits heritages pour en jouir selon le contenu es lectres sur ce faictes que lesdiz escuier et damoiselle promistrent bailler audict Nicolas pour annexer a ces presentes, et aussi ledict Huet leur promist bailler ledict decret et lectres par quel vertu il fu passé, mesmes toutes autres lectres qu'il a touchant icellui pour pareillement annexer pour lesdis mariez, par le moyen de ce que lesdis escuier et damoiselle, leurs hoirs ou aians cause pourront remestre en eulx iceulx vingt soulz tournois de rente par an toutes et quantes fois qu'il leur plaira par rendant et paiant audict Nicolas, ses hoirs ou ayant cause ladicte somme de dix livres tournois a une fois ou a deux, et par tant seroit deffalqué sur ladicte rente au pris de l'argent baillé et de tant diminuer icelle, sauf audict Nicolas a estre paié des arrerages qui lors en seroient deulz ; et par cest appointement tous les arrerages du temps passé mesmes les termes Saint Remi ou Saint Michiel prochain venans inclus et comprins demeurent ausdis escuier et damoiselle ; et lorsque ledict franchissement sera fait sur le tout, ledict Huet sera tenu rendre ausdis mariez les lectres d'iceulx vingt solz tournois de rentes et ces presentes ; lequel appointement ainsi fait iceulx escuier et damoiselle, après que ladicte damoiselle oubt deuement esté autorisée par son dict mary, promisrent avoir ferme et agreable sans jamais aller au contraire en aucune maniere ; et quant a ce et pour rendre et restituer tous coustz, frais, mises, dommages, interest, qui faiz seroient en ce pourchassant, dont le porteur de ces lectres sera creu par son simple serment sans autre preuve faire au regart de justice, iceulx escuier et damoiselle en obligerent tous leurs biens et ceux de leurs hoirs, meubles et heritages, presens et advenir, a prendre, vendre, exploiter et despendre d'office de justice par tout ou ilz seront trouvez et renoncerent generalement a toutes choses qui l'execucion de ces lectres pourroient empescher. Lesquelles pour tesmoing de ce, a la relacion dudict tabellion, avons scellées des sceaux dessusdis sauf autry droit. Ce fu fait le merquedy vingt septiesme de septembre, l'an mil cccc quarante et sept, presens a ce Guillaume Herdsonne (?), escuier, maistre Nicolle de Fayel, Jacques Davy et Jehan Lebreton, tesmoings. - LECOURT.
Jean LESQUIER.